Il y a quelques années, un e-mail de phishing se reconnaissait souvent à ses fautes, ses tournures maladroites, son logo pixellisé. Ce n'est plus fiable.

Aujourd'hui, des fraudeurs utilisent des modèles de langage grand public pour produire des e-mails de phishing sans fautes, dans la langue exacte de la cible, en imitant un style de communication.

Comment ils procèdent

  1. Collecte d'informations. Profils professionnels et réseaux sociaux fournissent nom, poste, relations et style d'écriture — le tout public.
  2. Rédaction assistée. Le fraudeur demande au modèle un e-mail « de la part de [dirigeant], à [cible], dans son style, demandant un virement urgent confidentiel ».
  3. Message crédible en quelques secondes. Ton juste, références internes, urgence dosée.
  4. Diffusion. Envoi ciblé ou en masse, avec de nombreuses variantes testées.

Un exemple représentatif

Une PME reçoit un e-mail de son « dirigeant » en déplacement. Le message cite des projets réels, nomme des collègues, reprend le style habituel, et demande un virement « confidentiel » urgent. L'e-mail est entièrement produit par IA — ce type de fraude au dirigeant est aujourd'hui courant et peut porter sur des montants élevés.

Pourquoi les filtres classiques ne suffisent plus

Les filtres anti-spam recherchent des motifs : fautes, mots suspects, liens connus. Un texte linguistiquement parfait passe souvent ces contrôles.

Comment DYLETH aide

DYLETH n'analyse pas seulement le texte : il examine le contexte et le comportement — anomalies d'expéditeur, demande inhabituelle, urgence artificielle, incohérences. Le module Anti-fraude Emails traite les métadonnées via une connexion Gmail facultative, sans lire le contenu des messages.

Repères

  1. Ministère de l'Intérieur — Interstats 2025 : délinquance numérique en France.
  2. Cybermalveillance.gouv.fr — signalements et rapports d'activité.

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