Comprendre · Glossaire
Glossaire de la cybersécurité et des arnaques
37 mots de la fraude numérique expliqués en français simple : techniques des escrocs, notions techniques utiles et services officiels pour signaler. Chaque définition renvoie, quand il existe, au guide DYLETH qui détaille le sujet.
Mis à jour le 13 octobre 2026 · DYLETH · Méthode éditoriale
Chiffres
- 17Cyber
- Service public d'assistance en ligne aux victimes de cybermalveillance, proposé par la police nationale, la gendarmerie nationale et Cybermalveillance.gouv.fr. On répond à quelques questions pour identifier l'attaque subie, puis le site donne des recommandations et oriente vers le signalement ou la plainte adaptés. En cas de danger immédiat, il faut appeler le 17 ou le 112. Lire le guide : Signaler une arnaque.
- 33700
- Numéro court et plateforme nationale de signalement des SMS, MMS et appels indésirables. On peut transférer gratuitement un SMS frauduleux au 33700 ou utiliser le formulaire du site 33700.fr, qui accepte aussi les captures d'écran. Les signalements sont transmis chaque jour aux opérateurs pour qu'ils agissent ; ce n'est pas une plainte. Lire le guide : Signaler une arnaque.
A
- Arnaque « Coucou maman »
- Message envoyé par SMS ou messagerie par un inconnu qui se fait passer pour un enfant ou un proche : téléphone perdu, nouveau numéro, besoin urgent d'argent. Le fraudeur joue sur l'émotion et la précipitation. Le bon réflexe : appeler le proche sur son numéro habituel avant tout virement. Lire le guide : Arnaque « Coucou maman ».
- Arnaque au faux support technique
- Fausse alerte affichée dans le navigateur ou faux appel annonçant un virus ou un compte bloqué, avec un numéro « d'assistance » à appeler. Le pseudo-technicien demande d'installer un logiciel de prise en main à distance, puis réclame un paiement ou accède aux comptes. Un vrai éditeur n'appelle pas spontanément pour un virus. Lire le guide : Appel frauduleux : que faire ?.
B
- Bloctel
- Ancienne liste d'opposition au démarchage téléphonique, sur laquelle il fallait s'inscrire pour ne plus être appelé. Elle a été supprimée le 11 août 2026 : depuis cette date, un professionnel doit en principe obtenir votre consentement préalable avant de vous démarcher par téléphone. Les appels non consentis se signalent sur SignalConso. Lire le guide : Bloctel supprimé : quelles alternatives ?.
C
- Cheval de Troie
- Logiciel malveillant déguisé en programme utile ou en fichier anodin : fausse mise à jour, application piégée, pièce jointe. Une fois installé, il ouvre un accès à l'appareil, vole des identifiants ou installe d'autres programmes. On l'évite en n'installant des applications que depuis les boutiques officielles.
- Code OTP (code à usage unique)
- Code temporaire reçu par SMS ou généré par une application pour confirmer une connexion ou un paiement. C'est l'équivalent d'une signature : un faux conseiller qui vous le demande « pour annuler une opération » cherche en réalité à valider un paiement. Ne communiquez jamais ce code, à personne. Lire le guide : Faux conseiller bancaire.
- Coupons de recharge (PCS, Transcash…)
- Tickets vendus en bureau de tabac, avec un code à 12 chiffres qui crédite une carte prépayée. Les escrocs en réclament comme moyen de paiement ou demandent de « vérifier » le code sur un faux site : le code est aussitôt utilisé. Un organisme sérieux ne demande jamais de payer par coupon.
D
- Deepfake (hypertrucage)
- Image, vidéo ou voix fabriquée ou modifiée par intelligence artificielle pour imiter une personne réelle. « Hypertrucage » est le terme français recommandé. Les fraudeurs s'en servent pour de fausses publicités avec des personnalités, de faux appels d'un dirigeant ou la voix clonée d'un proche qui réclame de l'argent. Lire le guide : Deepfakes : quand l'IA imite.
- Démarchage téléphonique
- Appel d'un professionnel qui propose un produit ou un service. Depuis le 11 août 2026, il est interdit sans votre consentement préalable, sauf contrat en cours sur le même objet. Certains secteurs, comme la rénovation énergétique, restent interdits même avec accord. Un appel non consenti se signale sur SignalConso. Lire le guide : Bloquer les appels indésirables.
- DNS
- Le Domain Name System est l'annuaire d'Internet : il traduit un nom de domaine lisible, comme dyleth.com, en adresse technique d'un serveur. Certains services de filtrage s'appuient sur le DNS pour empêcher l'ouverture de sites frauduleux connus avant même que la page ne s'affiche. Lire le guide : URL malveillante : vérifier un lien.
- Double authentification (2FA)
- Protection qui ajoute une seconde preuve au mot de passe : code reçu par SMS, application d'authentification, notification à valider ou clé physique. Même si un fraudeur obtient votre mot de passe, il ne peut pas se connecter sans cette seconde étape. À activer en priorité sur la messagerie et la banque.
E
- Evil twin (faux point d'accès Wi-Fi)
- Faux réseau Wi-Fi qui reprend le nom d'un réseau légitime, dans un café, une gare ou un hôtel. En s'y connectant, l'utilisateur fait passer son trafic par l'appareil du fraudeur, qui peut afficher de fausses pages de connexion. Vérifiez le nom exact du réseau auprès de l'établissement. Lire le guide : Les risques du Wi-Fi public.
F
- Faux conseiller bancaire
- Escroc qui appelle en se présentant comme le service fraude de votre banque, souvent avec un numéro affiché usurpé. Il annonce une opération suspecte et pousse à donner un code, valider un paiement ou faire un virement « de sécurité ». Raccrochez et rappelez votre banque au numéro inscrit sur votre carte. Lire le guide : Faux conseiller bancaire.
- Faux site
- Site qui imite une marque, une administration ou une boutique pour récupérer des identifiants, des données bancaires ou un paiement pour un produit jamais livré. L'adresse diffère souvent d'une lettre ou d'une extension. Accédez aux services officiels en tapant vous-même leur adresse, sans passer par un lien reçu. Lire le guide : URL malveillante : vérifier un lien.
- FOVI (fraude aux faux ordres de virement)
- Famille d'escroqueries visant surtout les entreprises et associations : faux dirigeant qui exige un virement urgent et confidentiel (« fraude au président »), faux fournisseur qui annonce un changement de RIB, faux avocat. La parade : vérifier toute demande inhabituelle par un rappel au contact habituel, jamais via les coordonnées du message. Lire le guide : Fraude au faux fournisseur.
I
- Info Escroqueries
- Service téléphonique d'information de la police nationale sur les escroqueries, joignable au 0 805 805 817 (appel gratuit depuis la France), du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30. Il conseille sur les démarches à suivre après une arnaque ; il ne remplace ni l'opposition bancaire ni le dépôt de plainte. Lire le guide : Signaler une arnaque.
L
- Logiciel malveillant (malware)
- Terme général pour tout programme conçu pour nuire : virus, cheval de Troie, logiciel espion, rançongiciel, enregistreur de frappe. Il arrive souvent par une pièce jointe, une application hors boutique officielle ou un lien piégé. Les mises à jour du système et des applications réduisent nettement le risque.
N
- Nom de domaine
- Partie principale d'une adresse web, juste avant la première barre oblique : dans « https://www.impots.gouv.fr/accueil », c'est impots.gouv.fr. C'est elle qui indique qui contrôle le site. Les fraudeurs déposent des noms proches du vrai, ou glissent la marque ailleurs dans l'adresse pour tromper le regard. Lire le guide : URL malveillante : vérifier un lien.
O
- Opposition bancaire
- Démarche qui bloque définitivement une carte perdue, volée ou dont les données ont été piratées. Elle se fait auprès de la banque, depuis son application ou son numéro officiel, le plus vite possible. L'opposition empêche de nouveaux paiements ; la contestation des opérations déjà passées est une démarche distincte. Lire le guide : Signaler une arnaque.
P
- Perceval
- Service en ligne, traité par la gendarmerie nationale, pour signaler des achats frauduleux sur Internet avec votre carte bancaire. Quatre conditions : être victime majeure ou son représentant légal, avoir toujours la carte, ne pas être à l'origine des achats et avoir déjà fait opposition. Il est accessible sur service-public.gouv.fr. Lire le guide : Signaler une arnaque.
- Pharos
- Plateforme de la police nationale, accessible sur internet-signalement.gouv.fr, qui reçoit les signalements de contenus publics ou de comportements illicites en ligne : menaces, incitation à la haine, terrorisme, atteintes aux mineurs, trafics. Un signalement Pharos ne vaut pas plainte et ne remplace pas l'appel au 17 en urgence. Lire le guide : Signaler une arnaque.
- Phishing (hameçonnage)
- Message frauduleux, le plus souvent un e-mail, qui imite une source de confiance (banque, impôts, livreur, assurance maladie) pour pousser à cliquer sur un lien, puis à saisir des identifiants ou des données bancaires sur un faux site. Smishing, vishing et quishing en sont les variantes par SMS, appel et QR code. Lire le guide : Phishing : définition, exemples et que faire.
Q
- Quishing
- Hameçonnage par QR code : un faux code collé sur un horodateur, une borne de recharge ou une affiche, ou glissé dans un courrier, renvoie vers un faux site de paiement ou de connexion. Le QR code masque l'adresse réelle : vérifiez le nom de domaine affiché avant de payer quoi que ce soit. Lire le guide : Quishing : l'arnaque au QR code.
R
- Rançongiciel (ransomware)
- Logiciel malveillant qui chiffre les fichiers d'un ordinateur ou d'un réseau, puis réclame une rançon pour les rendre lisibles. Il touche particuliers, entreprises et collectivités. Les autorités déconseillent de payer, sans garantie de récupération. Des sauvegardes régulières, gardées hors ligne, sont la meilleure parade.
S
- Sextorsion
- Chantage à la diffusion d'images intimes. Souvent, un e-mail prétend avoir piraté votre webcam et réclame un paiement en cryptomonnaie : dans la plupart des cas, c'est du bluff. Dans d'autres cas, une personne rencontrée en ligne obtient réellement des images. Ne payez pas, conservez les preuves et portez plainte. Lire le guide : Signaler une arnaque.
- Signal Spam
- Association et plateforme nationale de signalement des courriers électroniques indésirables, fondée sur un partenariat public-privé. Un module installé dans la messagerie permet de signaler un spam ou un e-mail d'hameçonnage en un clic. Ces signalements aident à identifier les campagnes et les expéditeurs abusifs. Lire le guide : Signaler une arnaque.
- SignalConso
- Service public gratuit de la DGCCRF pour signaler un problème avec une entreprise : pratique commerciale trompeuse, litige de commande, démarchage téléphonique sans consentement. Le signalement est transmis à l'entreprise et enregistré par la DGCCRF, qui peut décider d'un contrôle. Ce n'est pas une plainte pénale. Lire le guide : Signaler une arnaque.
- SIM swapping
- Fraude où l'escroc obtient de votre opérateur une nouvelle carte SIM à votre numéro, en se faisant passer pour vous. Votre téléphone perd soudain le réseau, et le fraudeur reçoit vos appels et vos codes par SMS. Si cela arrive sans raison, contactez immédiatement votre opérateur, puis votre banque.
- Smishing
- Hameçonnage par SMS : faux message de livreur, d'amende, d'assurance maladie ou de banque contenant un lien vers un faux site. Le texte crée l'urgence (colis bloqué, majoration, carte suspendue). Ne cliquez pas, et signalez le message en le transférant gratuitement au 33700. Lire le guide : Smishing : reconnaître un lien SMS frauduleux.
- Spoofing (usurpation de numéro)
- Falsification de l'identifiant affiché : le fraudeur fait apparaître le numéro d'une banque, d'une administration ou d'un proche, voire le nom d'un expéditeur SMS connu. Le numéro ou le nom affiché ne prouve donc pas l'identité de l'appelant. Raccrochez et rappelez l'organisme vous-même. Lire le guide : Vishing : l'arnaque par appel.
T
- Typosquatting
- Enregistrement d'un nom de domaine qui ressemble au vrai grâce à une faute de frappe ou une lettre substituée : « amazom », « paypa1 », « 0range ». Il vise les internautes qui tapent trop vite ou lisent en diagonale. Lisez le nom de domaine lettre par lettre avant de saisir quoi que ce soit. Lire le guide : URL malveillante : vérifier un lien.
U
- URL raccourcie
- Lien court généré par un service de raccourcissement, qui redirige vers une adresse plus longue. Pratique, mais il cache la destination réelle : les fraudeurs l'utilisent dans les SMS pour masquer un faux site. En cas de doute, faites vérifier le lien plutôt que de l'ouvrir. Lire le guide : URL malveillante : vérifier un lien.
V
- Vishing
- Hameçonnage par appel vocal : faux conseiller bancaire, faux technicien, faux agent des impôts ou de l'assurance maladie. Le fraudeur s'appuie souvent sur un numéro usurpé et sur des informations déjà connues sur vous pour paraître crédible. Raccrochez dès qu'on vous demande un code, un virement ou une installation. Lire le guide : Vishing : l'arnaque par appel.
- VPN
- Réseau privé virtuel : un tunnel chiffré entre l'appareil et un serveur, qui masque l'adresse IP et protège la connexion, utile sur un Wi-Fi public. Un VPN ne reconnaît pas pour autant une arnaque : il ne vous empêche pas de saisir vos identifiants sur un faux site. Lire le guide : Les risques du Wi-Fi public.
W
- Wi-Fi public
- Réseau sans fil ouvert au public dans une gare, un hôtel ou un café. Souvent peu protégé, il expose à l'interception des échanges non chiffrés et aux faux points d'accès. Évitez d'y consulter votre banque ; préférez la connexion mobile ou un VPN. Lire le guide : Les risques du Wi-Fi public.
Dans l'application
Saurez-vous repérer l'arnaque ?
Six vrais exemples (SMS de colis, faux conseiller, « Coucou maman »…), une explication après chaque réponse et un score à partager. De quoi mettre ce glossaire en pratique.
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DYLETH applique ces notions au quotidien : repérage des appels et SMS suspects, blocage du démarchage (Android et iPhone), annuaire des numéros officiels d'organismes, vérification d'un numéro, d'un message ou d'un QR code, et « Signaler aux autorités » vers le 33700, SignalConso ou Pharos. Pour s'entraîner, l'application propose aussi le quiz « Saurez-vous repérer l'arnaque ? ».